LEFORT Isabelle, PELLETIER Philippe, « Élisée Reclus ou la condition géographique : habiter la Terre », Annales de Géographie, 704, 2015, juillet-août, p. 338-350

En dénonçant toute personne qui finit « par dévaster la contrée qui lui sert de demeure et par la rendre inhabitable », alors que l’être humain qui est « vraiment civilisé agit tout autrement », Élisée Reclus (1830-1905), partisan

d’une « mésologie » articulée à une « géographie sociale », dessine son projet

géographique de l’habiter entre éthique, esthétique et politique : coexistence et diversité des vivants (être humains, plantes et animaux...), dépassement du couple nomadisme/sédentarité, humains considérés comme des « agents géologiques » mais devant désormais « travailler avec méthode à l’aménagement de la terre ».

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