COLEMAN, Yves. Bref commentaire sur les procédés d’un plumitif « libertaire »

LCR (Ligue Communiste Révolutionnaire) COLEMAN, Yves. Traducteur et correcteurAlternative libertaire (Organisation)Parti communiste françaisCourant alternatifPolémique, controverse

Textes du débat

1. COLEMAN, Yves. "La farce de la ’victoire’ du non".

Du nationalisme des partis bourgeois de gauche et des manœuvres politiciennes de l’extrême gauche, trotskyste et libertaire

2. COLEMAN, Yves. Quelques précisions à propos de "La triste farce de la ’victoire’ du non"

3. Lettre de Xavier

4. COLEMAN, Yves. Réponse à Xavier

5. Lettre de Julien sur la victoire du "non"

6. DAVRANCHE, Guillaume. Réponse à Yves Coleman

Si Ni patrie ni frontières n’a pas à s’immiscer dans une discussion entre Courant alternatif (organe de l’Organisation communiste libertaire) et Alternative libertaire (ces deux groupes sont assez grands pour discuter sans notre aide), il est quand même intéressant de souligner les procédés utilisés contre « La triste farce de la victoire du non » dont des extraits avaient été aimablement publiés par l’organe de l’OCL en juillet dernier : insultes personnelles (« éructation bouffonne », « papier bête et méchant », « Philippe Val ultragauche », « crétinisme libéral », « argument inepte ») et surtout les multiples amalgames, contre-vérités et falsifications grossières concernant le contenu de l’article ou même la question des confrontations physiques avec le PS. A croire que l’auteur n’a même pas parcouru ces textes d’un derrière distrait.

En elles-mêmes, ces attaques d’un petit marquis libertaire n’ont aucun intérêt politique. Mais elles sont symptomatiques d’un mode de « discussion » très répandu, non pas tant entre les groupes ou les individus dits révolutionnaires (cela fait belle lurette qu’ils n’échangent plus aucun argument entre eux, tellement leur pensée est congelée, ossifiée), mais dans le nouveau moyen d’expression « démocratique » qu’est Internet, que ce soit sur les forums de discussion ou les sites « alternatifs » comme Indymedia.

Quand on lit la prose des intervenants, on croirait lire L’Huma dans ces beaux jours antigauchistes : maintenant que Dame Buffet et son parti ont « changé » de look, le style inimitable déployé par les calomniateurs et faussaires du PCF pendant des décennies contre l’extrême gauche est recyclé tous les jours sur Internet, sous les formes les plus caricaturales.

Etrange contamination mentale et idéologique que cette incapacité de discuter sérieusement politique à l’extrême gauche, et même dans un milieu plus vaste. Toute discussion se résume à une seule accusation : la personne qui vous critique durement ou qui est en désaccord avec vous défend forcément les mêmes arguments (quand ce n’est pas les mêmes intérêts) que la bourgeoisie française, le sionisme ou l’impérialisme américain. Au choix, ou les trois à la fois.

Pour en revenir à Guillaume Davranche, heureusement que l’auteur de cette diatribe venimeuse nous explique qu’il aime « la controverse mais pas la polémique »…

Cela dit, sa conclusion a au moins un mérite : elle montre que la fonction politique d’Alternative libertaire (si tant est qu’elle en ait une à sa petite échelle !) est bien complémentaire de celle de la LCR au sein de l’extrême gauche : faire « espérer » aux travailleurs qu’une bouffonnerie électorale « regonfle le moral des classes populaires, qu’elle serve de tremplin pour un renouveau des luttes sociales ». L’opportunisme de cette démarche et de cette phraséologie pseudoradicale est si explicite qu’il rend tout commentaire superflu.

Ni patrie ni frontières

Suite du débat

8. Temps critiques Quelques remarques sur « La farce de la victoire du non »

9. COLEMAN, Yves. Réponse à Temps critiques : malentendus et désaccords